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Didier Calame

Conseiller national

Un homme de terrain qui a les pieds sur terre
et dans la terre.

Motion Didier Calame

Texte déposé :
Le Conseil fédéral est chargé de soumettre au Parlement un plan d'action national permettant de soutenir rapidement l'agriculture suisse lors d'épisodes prolongés de sécheresse et de canicule. Ce plan devra notamment définir des critères objectifs de déclenchement et prévoir les instruments pouvant être rapidement activés en matière d'approvisionnement en fourrage et en eau, de soutien aux exploitations confrontées à des difficultés extraordinaires de trésorerie ainsi que de stabilisation des marchés agricoles particulièrement touchés, notamment ceux de la viande, du lait, des fruits et légumes et des produits de la vigne.

Développement :
L'été 2026 a montré avec une particulière acuité la vulnérabilité de notre agriculture face aux épisodes prolongés de chaleur et de sécheresse. Jusqu'à la mi-août. Dans de nombreuses régions, les rendements fourragers ont fortement diminué et l'approvisionnement en eau des exploitations et des alpages est devenu problématique.

Le manque d'herbe, de foin et de maïs contraint les éleveurs à puiser dans leurs réserves hivernales, à acheter du fourrage ou à réduire leur cheptel. Les grandes cultures, l'arboriculture, le maraîchage et la viticulture subissent également le manque d'eau.

Durant l'été, la Confédération a notamment facilité l'importation de fourrages, assoupli certaines prescriptions et prévu d'augmenter de 54 millions de francs l'aide aux exploitations paysannes afin d'accorder des prêts sans intérêt.

La Suisse doit passer d'une logique de réaction à une logique d'anticipation. Il convient de disposer d'un dispositif préétabli, assorti de critères objectifs permettant son activation lorsqu'une sécheresse atteint une intensité ou une durée déterminée.

Ce dispositif doit permettre d'activer rapidement des mesures concernant l'approvisionnement en fourrage, les prescriptions agricoles, les liquidités des exploitations ou encore les marchés de la viande et du lait en cas d'abattages extraordinaires. Les secteurs particulièrement exposés.

L'approvisionnement en eau doit enfin constituer un axe central. Confédération, cantons et milieux agricoles doivent identifier à l'avance les mesures permettant de garantir autant que possible l'abreuvement du bétail et l'irrigation des cultures prioritaires.

Il ne s'agit pas de subventionner systématiquement les pertes, mais de disposer d'une véritable boîte à outils immédiatement mobilisable.


Déroulement du débat


Didier Calame
Les Planchettes (CH) (NE)

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